Quelques pages de bande dessinée de temps en temps.

Une critique essayant d'être intéressante à cette occasion.

Un aspect particulier de la bande dessinée à chaque critique.


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jeudi 5 mai 2016

La bande dessinée est une case qui tourne autour du même moment.

Tardi nous montre comment regarder de face (ça a l'air simple, dit comme ça, mais en fait, pas du tout) (et heureusement, sinon, je sais pas trop ce que j'aurais à dire dans ce post) (la vie est bien faite, finalement) (sinon, vous, ça va ?) (quoi « faudrait voir à commencer, monsieur » ?).



Jacques Tardi, 1914 - 1918 - C'était la guerre des tranchées, Casterman.

Tardi fait vraiment exactement tout le contraire de Mézières. 

TARDI DONNE DANS LE BASIQUE.

Là où Mézières met plein de personnages différents dans une même case pour créer du fouillis compliqué à lire, Tardi ne met qu'un personnage par case. Au gros maximum deux. Trois s'il est dans un très mauvais jour. Et encore ! La grande spécialité de Tardi, dans ce bouquin, est de faire parler les personnages, de face, comme s'ils s'adressaient au lecteur. Les personnages parlent, mais ils parlent tout seul. Et encore ! En général, ils se parlent dans leurs têtes, sans même essayer de communiquer avec qui que ce soit d'autre que le lecteur.

Bref, Tardi fait comme si on était con comme des manches à balai et fait le plus simple, clair, et direct possible.

Voilà. Deux personnages et un peu de décor. Pas beaucoup plus. 
(Bon, si, ok, des cadavres dans le fond. mais c’est pour faire joli, c'est pas pareil.)

Là, c'est encore plus épuré, puisqu'on n'a même plus de dialogue ou d'interaction entre les personnages. 
Il se regardent en chiens de faïence, et y en a un qui se parle tout seul dans sa tête.

À noter que, comme dans le précédent extrait, il n'y a pas d'action. Juste une situation qui se prolonge... 
(Deux gars dont un à vélo ; deux gars dans une cave...)

Bon, ok, pour être tout à fait sincère, des fois, il y a plus de trois personnage dans une case. 
Mais ce sont des personnages indifférenciés, plus un décor ou une image d'ensemble qu'autre chose.

TARDI DONNE DANS L'ÉPURE.

Tardi ne décrit pas plusieurs actions à l’œuvre dans une même case (ou dans plusieurs cases différentes, d'ailleurs). Qu'il y ait un, deux, ou trois personnages, ils sont tous en train de faire la même chose. De plus, l'action n'enchaîne pas sur un rebondissement, un suspense, ou quoi que ce soit de divertissant. On reste sur un même sujet (en général, une action en creux : des gens attendent, parlotent, essayent de penser à autre chose), et on tourne autour de la scène sans faire évoluer quoi que ce soit.

Par exemple, dans cette page, Tardi fait en sorte que le lecteur ait l'impression de faire du surplace dans l'action en reproduisant un peu toujours les mêmes postures des mêmes personnages d'une case à l'autre.



De même, Tardi construit ici sa double page comme une gigantesque vision kaléidoscopique de la même image générale. Deux pages pour décrire une seule image (qui n'évolue pas, donc, hein, je le répète pour être bien clair, au cas où).



D'une part, Tardi tue le suspense. Il ne va rien se passer. Trace ton chemin si tu voulais voir du croustillant, style des scènes d'action échevelées avec cavalcade entre les éclats d'obus. pas le genre de la maison. Moi, je reste sur mes scènes longues que je développe.

D'autre part, il donne l'impression que les enchaînements entre les différentes cases n'existent (presque) pas. On tourne simplement autour de la même image en zoomant, dézoomant, décalant légèrement l'axe de vision. On explore plus une même image qu'on en change d'image.

Métaphore de Tardi cherchant à construire une bande dessinée.
(Ou métaphore de Tardi cherchant du porno sur internet, je sais pas trop.)

TARDI DONNE DANS LE MODESTE.

Il la joue « c'est pas moi, chuis pas là ». Il s'efface dans le choix des enchaînements, des points de vue des différentes cases. Il prend un plan large de face et tourne autour d'une même scène. c'est tout. La sobriété la plus absolue. Ce qu'il reste, c'est juste une l'impression qu'on détaille à la loupe une image quasi réelle de la guerre de 14.

Les seuls moments où il se passe quelque chose (et bien sûr quelque chose d'atroce), 
Tardi se débrouille pour que l'image ne change quasiment pas.

Quand l'image change, il n'y a pas d'action. Quand il y a une action, l'image ne change pas.

Tardi limite à mort tous les effets possibles. 

TARDI DONNE DANS LE RÉALISTE.

La seule chose que s'autorise Tardi, ce sont de grandes cases très détaillées. Très réalistes. Qui se rapprochent de l'idée de photographies prises sur le vif de la guerre pour en refléter la réalité. Tardi essaye de donner l'impression au lecteur qu'il intervient le moins possible dans ce qui est dessiné. Que c'est vraiment exactement comme ça que ça a pu se passer. Qu'on aurait pu voir exactement cette image en 1916. Qu'il intervient et déforme le moins possible ce qui est représenté dans ces dessins. D'où le choix d'un dessin sans stylisation, sans décors résumés à trois feuilles d'arbres pour faire joli dans le fond, ou personnages silhouettés en ombres chinoise pour faire une ambiance.



Bon, bin, là, j'ai pas grand chose à commenter à part  « ouhlàlà, dites donc, y a plein de détails quand même ».

D'ailleurs, c'est exactement ce qu'il fait aussi quand il prolonge une action sur deux ou quatre pages. Au lieu de simplement dessiner de la manière la plus précise possible toutes les feuilles de la forêt dans laquelle se passe la scène, il décrit de manière aussi détaillée le dialogue, l'action qu'il est en train de représenter.



Le réalisme de la scène se trouve autant dans la lampe et l'encrier du capitaine que dans la description précise de tout ce que pense et fait le sergent.

(Petite remarque en passant : Tardi n'utilise quasiment pas la technique du champ/contre-champ dans ce bouquin.)

(La technique du champ/contre-champ est inspirée du cinéma et de la façon de souvent filmer des dialogues entre deux personnages (un coup, un plan sur un protagoniste, et ensuite, un plan sur le second protagoniste.)



(C'est très utile pour faire croire au spectateur/lecteur qu'il est au cœur de l'action, au milieu des protagonistes, en train de tourner la tête vers l'un, puis vers l'autre.)

(Mais Tardi, sur ce coup, non.) (Il refuse d'impliquer le lecteur.)(Comme il essaye de se désimpliquer aussi.)
(Il veut que nous restions de purs observateurs de l’ensemble des images qu'il montre.) (Il ne veut pas nous faire croire que nous sommes un soldat.) (D'où l'épure et la distanciation.) (Mais il veut nous faire croire que ce qui est montré dans cette bande dessinée s'est/aurait pu réellement se passer, ou (plus modestement) est le plus proche de la manière dont se sont déroulées les choses à l’époque.) 





On se retrouve face aux événements et aux personnages. Pas avec eux.

BON. SI ON RÉSUME L'ENSEMBLE.

  • Épuré.
  • Réaliste.
  • De face.
  • Plein de filles nues et de blagues grasses.

Tardi veut imposer l'idée que ce qu'on voit, que ce qu'on lit a ou aurait pu exister, sans aucun filtre. Une impression de  de « ça s'est vraiment passé comme ça à l'époque, j'en doute pas une seule seconde » accrue.

Il le fait tout en mettant le lecteur à l'écart ; non impliqué dans l'action, mais spectateur de celle-ci. (Là, c'est plus une question morale : on ne titille pas les bas instinct du lecteur avec des scènes d'actions, on ne l'implique pas, on le laisse hors du coup.)

Tout cet ensemble de choix (esthétiques) a une dernière conséquence : tout le monde est face à quelque chose.

Les personnages font face à leurs actes.

Et, grosso modo, quand on fait la guerre, ça se résume à « j'ai tué quelqu'un et je me sens pas hyper frais ».

Les personnages font face à leur(s) solitude(s). (Notez bien la subtilité des pluriels.) (C'est à ça qu'on reconnaît les vrais écrivains : leur totale maîtrise des règles grammaticales.)

Une conséquence inattendue du réalisme accru des décors (et du réalisme moindre des personnages) est que ces derniers se démarquent mieux et plus de l'image générale. Ils en semblent isolé du reste. L'impression de solitude est accrue.

Les personnages font face au lecteur.

Ils s'extraient de l'action pour parler face au lecteur.
Ce qui accroît cette impression de solitude, d'isolement, et tempère encore plus l'action pour rester dans un flottement.

Et le lecteur fait face à l'horreur.



En bonus track, Tardi qui parle lui-même de son travail et de son rapport à la documentation par soucis de réalisme (c'est quand même mieux que mes propres élucubrations, dites-donc) : 



jeudi 28 avril 2016

La bande dessinée est une case qui se prolonge dans le temps.

Jean-Claude Mézières nous montre comment dessiner une case qui dure le plus longtemps possible.

Pierre Christin, Jean-Claude Mézières, Évelyne Tran-Lê, Valérian, agent spatio-temporel - L'ambassadeur des ombres, Dargaud.

Choisir le moment d'une case, c'est tout un pataquès. Est-ce qu'on doit dessiner un personnage au début d'une action ? À la fin d'une action ? En suspens, en plein milieu de l'action ? Ou même quand l'action n'a pas lieu ?

À L'AMÉRICAINE.

La « méthode américaine » aime bien prendre l'action à son paroxysme (si un mec saute, il sera dessiné au point le plus haut de son saut, si un type marche, il sera pris dans sa plus grande flexion, si un gars se tourne, il sera immortalisé avec la torsion de son dos la plus... euh... torsadée).

DeMatteis, Giffen, Gordon, Justice League international, DC.
Même quand le mec reste juste debout, il reste juste debout avec les genoux fléchis. 
Histoire d'être au top du top du paroxysme de la tension.

FAISONS UN PEU DE GROSSES GÉNÉRALITÉS À LA LIMITE DU RACISME, C'EST PLUS RIGOLO.

La « méthode japonaise » aime bien immortaliser le moment le plus émouvant (au lieu du paroxysme de l'action, on essaye de capter ici le paroxysme des sentiments du personnage atteints dans cette action) (les japonais sont des grands sentimentaux).

Hayao Miyazaki, Nausicaä de la vallée du vent, Takuma Shoten et Glénat.
Ils sont tous tout le temps à crier pour mieux exprimer leurs émotions. 
(C'est un truc de filles. de chinois, d'artistes à la sagesse shintoïste millénaire, pas con pour mieux révéler les personnages.)

La « méthode à la Tardi » (c'est pas vrai pour toutes les bandes dessinées de Tardi, mais, bon, en l’occurrence, dans l'exemple que je donne, ça marche, alors flûte) consiste à ne surtout pas dessiner les personnages au moment de l'action. Ils peuvent être dessinés avant. Ils peuvent être dessinés après. Ce qui compte c'est justement d'avoir l'impression que le sort des personnages leur échappe. Qu'ils ne sont pas acteurs de leur destin. Qu'il n'agissent pas.

Jacques Tardi, C'était la guerre des tranchées, Casterman.
La seule action de la page n'est pas montrée. On ne voit que ce qui se passe avant et après. On n'est plus dans le temps de l'histoire mais déjà dans le temps du récit. (Et je gagne +1 en placage de notions de L1 lettre moderne.)

La « méthode à la franco-belge », elle, aime bien faire papoter ses personnages. Ce n'est pas que l'action n'intéresse pas les auteurs franco-belges, mais ils ont traditionnellement moins de place que les collègues internationaux pour développer leurs histoires (46 pages A4, c'est peu, comparé aux récits à suivre en A5 de l'autre côté de l'Atlantique ou du Pacifique). Du coup, ils maximisent, ils dilatent chaque case avec un gros paquet de texte (le temps de la case semble durer plus longtemps parce que, au final, et, littéralement, on met plus de temps à la lire).

Charlier et Giraud, Blueberry - Nez cassé, Dargaud.
Et ça papote, et ça papate, et blablabla, et blablabli. « Blueberry, bande dessinée d'action », laissez moi rire !

BON, C'EST BIEN GENTIL, TOUT CES STÉRÉOTYPES, MAIS SI ON EN VENAIT AU SUJET DU POST ?

Et puis il y a Mézières... Avec une méthode qui consiste à étirer le temps dans les cases en bon petit franco-belge des familles, mais sans utiliser les dialogues, en bon petit innovateur (des familles) (c'est important la famille) (et le travail, aussi) (et la patrie, j'en parle même pas).

Bon, alors, bon, on va un peu détailler cette page pour essayer de comprendre ce qui différencie Mézières de ces concurrents-mais-néanmoins-amis-c'est-important-de-conserver-une-ambiance-de-travail-constructive-et-pleine-de-challenge, mais je dirais pour teaser : y a des cases avec des tas de gens qui font des trucs différents. Et y a des cases avec un seul personnage, mais auquel il arrive des tas de trucs.

En franco-belge classique, comme il n'y a pas beaucoup de place pour développer les actions, en général les personnages courent  partout comme des poulets sans tête pour faire le plus de choses dans le moins de temps (et de place dans la page) imparti (Tintin court sans arrêt partout, et quand c'est plus lui, c'est Haddock (et quand c'est plus lui, les Dupondt prennent le relais)). Côté pile, ça donne des bandes dessinées très dynamiques. Côté face, on se retrouve avec des tas de personnages hystérisés au dernier degré. Pas moyen de prendre son temps. 

Ce à quoi Mézières répond : « Ha bah si, je vais prendre mon temps quand même, je m'en fous ».

Ce à quoi je réponds : « Ah ouais, gros malin, et comment tu vas faire ? »

Ce à quoi Mézières répond : « Je vais encore plus condenser certaines cases, comme ça, ensuite, j'aurais la place dans d'autres cases de rester en suspens, de faire durer les choses, de gérer le rythme, sans être obligé de rusher comme un cadre sup sous cocaïne. »

(Je vous fais quand même remarquer qu'on a un dialogue très riche Mézières et moi, en tout cas dans ma tête.)

La méthode Mézières n'est donc pas compliquée : superposer différents temps dans la même case, en général en superposant différents personnages à différents moments de la case.

Cela peut se faire de manière facile et évidente avec les dialogues : chaque phylactère est un personnage qui parle a un moment différent (tous les personnages ne parlent pas en même temps les uns sur les autres) et plus il y aura de phylactères plus il y aura de superpositions de moment différents dans la même case.

Plus il y a de phylactères différents plus il a fallu de temps pour que chacun des personnages les prononce.
Un peu comme quand tout le monde doit s'exprimer autour d'une table de team building et que le temps paraît très très long.

Et ce qui peut se faire avec les dialogues, peut également se faire avec les actions : si différents personnages font différentes actions dans la même case, ça donne la même impression : comme si cette case rassemblait les actions de différents personnages au même moment. (D'ailleurs, n'enseigne-t-on pas dans les écoles de scénaristes que la parole est une action ?) (Alors ?) (Ça vous la coupe, hein ?)

Ici, les cases fourmillent d'actions dans tous les coins, et cela nous donne l'impression que les cases durent plus longtemps.
Quand la case est longue à décrypter à cause du fourmillement des actions de tout un tas de personnages, on a la même impression, que quand la case est longue à lire à cause des dialogues

Ce long décryptage des cases est décuplé chez Mézières parce qu'en plus du fourmillement des actions on se trouve face à un fourmillement des bestioles bizarres, que l'on met aussi longtemps à détailler :

De manière plus sioux, la même technique peut être utilisée avec des personnages dont on représente les actions de manière désynchronisée (tous les personnages ne sont pas comme pris en photo au moment « m » de l'action « a », mais Mézières fait comme un photo-montage de différentes photographies, prises à différents moments pour différents personnages).

Donc, je résume l'action, y a un gros bourrin (jeu de mot) (faut suivre) qui balance un bâton dans les jambes de son collègue, Laureline voltige, et il la chope au passage.


Et bin ces trois actions séparées sont incluses dans la même case. Mézières superpose trois temps dans le même moment.

Cela peut même se faire en superposant différents moment d'une même action sur un même personnage. (Mézières recommence son histoire de photomontage, mais sur le même personnage et pas sur deux personnages différents.) (Mézière upgrade la difficulté à chaque fois, et il y arrive avec facilité le petit salopiot.)

Bon, alors, là, dans cette case, on voit bien que quand un gusse se fait toucher par le rayon cocoonant, il se fait pas directement cocooner. D'abord il se fait toucher, ensuite il se fait englober par le cocon, enfin, il tombe dans les pommes.

Et bin, là, il lui arrive les trois trucs en même temps. Mézières a bien superposé trois temps dans la même case. (Oups, I did it again, tout ça.) (J'aime replacer des chansons à texte dans mes posts.) (Et des chanteuses en combinaison latex moulante.)

Au final, toutes ces idées permettent à Mézières de contrôler le temps de ses cases.

Premier avantage : cela rend les cases très dynamiques. Ce ne sont plus simplement des tunnels de monologues enquillés les uns derrières les autres mais un fourmillement d'actions différentes qu'ils s'agit de comprendre et d'interpréter en même temps.

Deuxième avantage : cela laisse de la place pour des cases beaucoup plus contemplatives / grandes / d'ambiance / j'me-la-pète / Laureline cette bonnasse. Parce que, habitué à lire et détailler des cases pendant longtemps, le lecteur va prendre le pli, et, quand il tombera finalement sur une grande case vide, il la détaillera de la même façon qu'une petite case pleine.

Bon d'accord, il peut aussi exister de grandes cases pleines de détails.

Mais regardez plutôt cette page :

Mézières place tout d'abord une grande case avec des sujets différents et une grande bulle pleine de texte. Ça, c'est pour que le lecteur se galère à tout bien lire pendant des plombes.

Résultat : quand Laureline saute dans le machin rose, on a l'impression que cette case dure encore plus longtemps que la précédente (alors qu'il ne se passe objectivement pas grand chose) : Laureline semble en stase dans son puits gravitationnel.

De même :


À deux cases pleines de bestioles et de mots succèdent de grandes cases silencieuses et vastes. Que l'on détaille avec la même acuité, la même attention, la même durée que les cases précédentes. Ce qui donne plus de majesté à ces ensembles architecturaux (alors que c'est juste un pont tout pourri).

Mézières, par la maestria des ses compositions de cases et de ses compositions de planches (qui alternent gros pavés de textes, multitude de bestioles étranges et grandes étendues vastes et spatiales), a appris à contrôler et imposer un certain rythme de lecture. Pour que le lecteur ressente au mieux chaque case, chaque scène, chaque enjeu.

Mézières, c'est lui, l'agent spatio-temporel.